Quand le vaidya m'a demandé de donner la sadhana le matin (6h30), j'ai accepté en lui proposant de rajouter une dimension essentielle : l'attention et la lenteur.
Chaque jour, il est primordial de mobiliser nos articulations dans toute leur amplitude. Nos articulations sont des pivots essentiels de notre corps, et les faire bouger régulièrement, dans toutes leurs possibilités, permet de préserver leur souplesse et de prévenir les raideurs. Cette mobilisation quotidienne accompagne Vata dans la bonne direction pour que ce principe reste équilibré.
Vata, en Ayurvéda, représente l'énergie du mouvement. Il est responsable de la circulation dans le corps, du souffle, des mouvements musculaires et des fonctions nerveuses. Lorsqu'il est équilibré, Vata apporte créativité, vitalité et clarté d'esprit. Mais lorsqu'il est déséquilibré, il peut entraîner des troubles comme l'anxiété, l'insomnie ou des douleurs articulaires.
Dans la pratique du yoga, l'attention et la lenteur viennent alors sublimer ces mouvements articulaires. L'attention permet de se connecter pleinement à soi-même, d'être présent dans chaque posture, chaque souffle. Elle aide à canaliser l'énergie, à apaiser l'esprit, et à développer une conscience profonde de son corps.
La lenteur, quant à elle, favorise cette écoute intérieure. Elle nous apprend à respecter nos limites, à explorer les sensations sans précipitation. En ralentissant, nous laissons le temps à chaque mouvement de s'installer, à chaque muscle de se détendre, à chaque émotion de se libérer.
Dans les cures, les mesures ayurvédiques font bouger les doshas (Vata, Pitta, Kapha). Le yoga, en complément, devient un outil essentiel pour rééquilibrer ces énergies. L'attention et la lenteur dans la pratique permettent de stabiliser ce processus de transformation, en apportant harmonie et équilibre à l'ensemble du corps et de l'esprit.
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